Framatome et Siemens vont former le n°1 mondial du nucléaire

PARIS, 6 décembre - (AFP) - Framatome et Siemens annoncent lundi leur intention de fusionner l'ensemble de leurs activités nucléaires au sein d'une joint-venture, détenue à 66% par Framatome et 34% par Siemens, qui deviendra la première société mondiale du secteur avec des ventes de 3,1 milliards d'euros.

Cet accord, qui porte l'industrie nucléaire européenne au premier rang mondial, manifeste notamment la volonté de Framatome et de Siemens de renforcer leur compétitivité sur les marchés internationaux et de développer particulièrement leur présence en Amérique et en Asie, ajoutent les deux partenaires dans un communiqué commun.

Les modalités définitives de la fusion seront concrétisées dans les tout prochains mois et les opérations d'apport devraient s'achever au troisième trimestre 2000, sous réserve de l'approbation par les autorités de contrôle des concentrations. La nouvelle société réunira l'ensemble des activités nucléaires des deux compagnies, dont les centres opérationnels sont essentiellement localisés en France, en Allemagne et aux Etats-Unis.

Elle s'adressera aussi bien aux marchés domestiques des deux maisons mères qu'aux marchés internationaux. Dans le domaine des activités nucléaires, Framatome (9.000 personnes) réalisera en 1999 des ventes d'environ 2 milliards d'euros, tandis que Siemens (4.100 salariés) a réalisé des ventes de 1,1 milliard d'euros au cours de l'exercice 1998/99. Ce rapprochement a pu être finalisé à la suite de la restructuration du capital de Framatome, faisant de la Cogema l'actionnaire industriel de référence de Framatome, et ayant permis de rassembler sous Framatome les activités de combustibles nucléaires (à l'exception de la fabrication d'assemblages Mox) partagées jusque là par les deux groupes. Parallèlement, un autre protocole a également été signé entre la Cogema, Framatome et Siemens, définissant l'implication de la Cogema.

Framatome et Siemens coopèrent depuis 1989 dans plusieurs domaines, notamment pour le développement de l'European Pressurized Reactor (EPR) à travers la joint-venture Nuclear Power International (NPI), pour le remplacement de composants lourds de centrales d'autres constructeurs, ainsi que pour l'amélioration de la sûreté de réacteurs de conception russe. Le ministre de l'Economie et des Finances Christian Sautter a déclaré lundi lors d'une conférence de presse que la fusion des activités nucléaires de Framatome et de Siemens ne remettait pas en cause l'appartenance du fabricant français de centrales nucléaires au secteur public.

"Cette opération ne remet pas en cause l'ancrage public de Framatome", a-t-il dit en soulignant que le gouvernement français avait choisi de privilégier une "logique industrielle plutôt qu'une logique purement financière"

Reseau "Sortir du nucleaire"
Federation de 487 associations antinucleaires 9 rue Dumenge
F-69004 LYON (France)
Email : rezo@sortirdunucleaire.org
http://www.sortirdunucleaire.org

Bearbeitet am: 09.12.1999/ad


zurück zur Homepage